Mettre les nuits à jour !

As-tu bien dormi ? C’est souvent la première phrase prononcée le matin et ce tout au long de notre vie. Alors cela doit -intuitivement - avoir une certaine importante. Si la question posée espère une réponse positive, en revanche cette dernière ne l’est pas toujours et dans ce cas des répercussions au fil de la journée se font sentir. Combien d’entre nous ne sont pas satisfaits par les quantité et qualité de leur sommeil ? Combien d’entre-nous doivent lutter en journée pour faire face à des accès répétitifs de somnolence ? Combien d’entre-nous rencontrent des difficultés de concentration, de mémorisation ?... Et pourtant, hors pathologie, des solutions existent pour aller – naturellement – vers un sommeil récupérateur. TEXTE DE PATRICK LESAGE

Image Mettre les nuits à jour !
Dès lors que l’on a compris comment fonctionne notre horloge biologique, que l’on a repéré les moments clés de la journée et de la nuit, que l’on accepte d’adopter une discipline de vie… alors tout est en place pour se réveiller en pleine forme et vivre la journée sous les meilleurs auspices.
Une des premières étapes « clés » est de comprendre à quoi sert notre sommeil. Dans l’état actuel des connaissances l’on peut considérer, par exemple, que le sommeil permet aux système cardiaque et cardiovasculaire de se mettre au repos (la nuit la fréquence cardiaque et la pression artérielle diminuent). C’est également au cours du sommeil - et plus précisément du sommeil lent profond - qu’est synthétisée l’hormone de croissance dont la production ne s’arrête pas à l’adolescence. Chez les adultes, la Growth Hormone contribue notamment à la régénération cellulaire, mais joue également un rôle dans le métabolisme, en favorisant la dégradation des graisses, en régulant la glycémie, aidant ainsi à gérer le poids et l’énergie. Autre point important et dont la découverte ne date que d’une dizaine d’années : le nettoyage du cerveau. En effet, par an, il faut évacuer environ 1,2 kg à 1,3 kg de « déchets » du cerveau. Ce drainage des débris est réalisé grâce au système glymphatique, l’un des rôles des gliales. Or, si le sommeil n’est pas de qualité, il est possible que ce nettoyage ne soit pas satisfaisant et que certaines protéines (TAU et Béta amyloïde) s’accumulent dans le cerveau ; or ces protéines sont associées à des maladies neurodégénératives.
 
C’est notre horloge qui nous pilote !
Par ailleurs, un sommeil de qualité ne perturbe pas certains rythmes comme ceux à l’origine de la faim et la satiété. Il en est de même pour ce qui concerne le système immunitaire qui est régulé et renforcé lors de cette partie du nyctémère. Les apprentissages, la mémorisation, l’humeur, les performances physiques et intellectuelles, la vigilance en journée… dépendent aussi largement de la qualité de la nuit.
Ces constats - bons ou mauvais - ne sont que le fruit du respect de notre horloge biologique, laquelle est individuelle ; comme c’est elle qui rythme notre quotidien, il ne faut pas la perturber. Est-on petit ou long dormeur, est-on couche-tôt ou couche-tard… sont des notions qui sont parfois sous-estimées voire totalement bafouées...
 

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